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Forwarded from VoxNR
« La mort et la naissance ne me semblent pas être en opposition, mais sont comme des stades supérieurs et inférieurs dans le développement de la vie… Ceux qui sont tombés pour le soleil de leur terre et pour protéger la joie des générations futures ne veulent pas que nous les trahissions par des deuils qui ne sont indices que de nos faiblesses, des deuils qui ne pleurent que la part que nous aurions pu avoir dans les moissons de leur vie. »

— Walter Flex, Le pèlerin entre deux mondes (1916)
"Une civilisation heureuse. Comment ne l’aurait-elle pas été, elle qui n’a pas connu la tentation des départs ? N’eût été Napoléon pour mener les Français à travers le monde, ils demeuraient la province idéale de l’Europe. Il a fallu qu’il débarque de son île pour les secouer un peu. Il a su donner un contenu impérialiste à leur vanité, également appelée gloire. C’est peut-être pourquoi toutes ses expéditions sont indissociables de la littérature. Ils se sont battus pour avoir quelque chose à raconter. Aucune nécessité de la grande aventure, ils cherchaient seulement à être grands aux yeux de Paris. Ils n’ont pas la maladie du voyage."

— Emil Cioran, De la France (1941)
Forwarded from Normandie-Niemen
Pilotes du groupe Normandie-Niemen de retour sur le front de Bakhmout.

@norm_nem : Diex Aïe !
Forwarded from Светлячок
"Je suis profondément et intimement anti-anglomane, antibritannique et je ne me rappelle pas avoir été autre chose."

— Knut Hamsun, Congrès de la Presse à Vienne, juin 1943, cité Régis Boyer dans la postface de Sur les sentier où l'herbe repousse (1994)
Forwarded from Libertas
« Plus l’homme “libéré” réclame satisfaction, plus il succombe à l’hypocondrie, à la mélancolie ou à une haine de soi suicidaire, qui alterne, non sans quelques moments d’extase intermédiaires, avec une vague dépression chronique, cet état d’esprit dominant de notre temps. »

Christopher Lasch, Un refuge dans ce monde impitoyable (1977)
"Il est convenu qu’on ne peut parler du diable sans provoquer, de la part de tous ceux qui se piquent d’être plus ou moins « modernes », c’est-à-dire de l’immense majorité de nos contemporains, des sourires dédaigneux ou des haussements d’épaules plus méprisants encore ; et il est des gens qui, tout en ayant certaines convictions religieuses, ne sont pas les derniers à prendre une semblable attitude, peut-être par simple crainte de passer pour « arriérés », peut-être aussi d’une façon plus sincère. Ceux-là, en effet, sont bien obligés d’admettre en principe l’existence du démon, mais ils seraient fort embarrassés d’avoir à constater son action effective [...]"

— René Guénon, L'erreur spirite (1923)
2025/04/06 07:13:40
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